Affichage des articles dont le libellé est Vienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vienne. Afficher tous les articles
"La police et la justice contraignirent de nombreux homosexuels à mener une double vie : une vie d'homme marié, ou tout au moins de célibataire de façade, et une vie privée faite de rencontres clandestines dans les parcs, les toilettes publiques, les bains-douches et les bars connus pour être fréquentés par les homosexuels. Bien évidemment, la police, qui connaissait également ces lieux, effectuait des descentes et prenait dans ses filets ceux moins versés dans l'art de se soustraire aux autorités."

Texte : Exposition en ligne d'HOSI WIen : "Lost Lives : Nazi Persecution of Homosexuals in Vienna, 1938-45"

Photo : Rapport de police sur des activités homosexuelles. Dossier 1741/1942. Première cour régionale de Vienne. (Polizeibericht. Aus dem Akt 1741/1942 des Ersten Wiener Landgerichtes.) Bestand des Wiener Stadt- und Landesarchives.
"Lorsque sur dénonciation de voisins ou d'informateurs de la police, la Gestapo nourrissait des soupçons à l'encontre d'un invidu, elle faisait fouiller sa maison ou son appartement. Parmi les pièces à conviction saisies lors de ces perquisitions, on trouve essentiellement des lettres personnelles, des photos d'amis ou de simples cartes postales. Tout pouvait servir de preuve. Lors du procès, les pièces à conviction réunies par la police étaient livrées en pâture à un public hostile."

Texte : Exposition en ligne d'HOSI WIen : "Lost Lives : Nazi Persecution of Homosexuals in Vienna, 1938-45"

Photo : Rapport de perquisition de la Gestapo. Dossier 1400/1939. Première cour régionale de Vienne. (Hausdurchsuchungsbericht der Gestapo. Aus dem Akt 1400/1939 des Ersten Wiener Landgerichtes.) Bestand des Wiener Stadt- und Landesarchives.
"Pour débusquer les homosexuels, les policiers ne se contentaient pas d'attendre les dénonciations. La police et la Gestapo étaient à l'affût et épiaient les individus. On pouvait obtenir des preuves sur un suspect en interceptant son courrier. Les lettres d'amour confisquées étaient lues en plein tribunal et livrées en pâture au public, comme tous les autres éléments de la vie privée de l'accusé."

Texte : Exposition en ligne d'HOSI WIen : "Lost Lives : Nazi Persecution of Homosexuals in Vienna, 1938-45"

Photo : Rapport de police relatif à une interception de courrier. Dossier 768/1942. Première cour régionale de Vienne. (Polizeibericht. Aus dem Akt 768/1942 des Ersten Wiener Landgerichtes.) Bestand des Wiener Stadt- und Landesarchives.
"En Autriche, la législation permettant de poursuivre les homosexuels, le paragraphe 129b qui réprimait les "relations sexuelles entre personnes du même sexe", demeura en vigueur de 1852 à 1971. Seuls la sévérité des condamnations et le nombre des jugements augmentèrent de façon spectaculaire après l'arrivée des nazis au pouvoir. Au cours des procès, les détails les plus intimes de la vie des accusés, obtenus avec zèle par la police et la Gestapo au terme d'enquêtes souvent déclenchées par des dénonciations, étaient livrés à un public avide de sensations fortes."

Texte : The Nazi persecution of homosexuals in Vienna, Hosi Wien.

Photo : Un groupe de jeunes Autrichiens "contre nature" profite des derniers beaux jours avant l'orage nazi. (orig : HOSI Wien)
"En Autriche, de nombreux jeunes hommes furent enrôlés dans la Wehrmacht. Certains d'entre eux étaient homosexuels.

Bien évidemment, l'homosexualité s'étendait au-delà de la simple sphère civile et bon nombre d'homosexuels entretenaient des relations avec des militaires ou étaient eux-mêmes des militaires. Ces derniers se trouvaient dans l'absolue nécessité de conserver secrète leur orientation sexuelle. Certains, découverts ou dénoncés, furent abattus au sein même de leur régiment."

Texte : The Nazi persecution of homosexuals in Vienna, plaquette Hosi Wien.

Photo : Homosexuels autrichiens victimes des nazis. (orig : HOSI Wien)