Affichage des articles dont le libellé est Heinrich Hoffmann. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Heinrich Hoffmann. Afficher tous les articles
"Il convient aussi de rappeler qu'en 1933, sur proposition de sa commission de la Justice, le Reichstag était à la veille d'abroger [le paragraphe 175]. Il s'en est fallu de peu que les homosexuels ne fussent plus des délinquants aux yeux de la moribonde démocratie allemande de 1933. Les nazis héritèrent donc de justesse de l'article 175, ils se contentèrent d'aggraver l'incrimination et de prévoir, pour les homosexuels, la prison à vie : on sait ce que cela signifiait pour eux. On peut imaginer que, de toute façon, ils auraient ressuscité l'article 175. Mais aurait-on pu, par la suite, comptabiliser une telle décision parmi leurs crimes ?"

Texte : Réflexions et interrogations sur le massacre des homosexuels, Michel Vincineau (lire).

Photo : Adolf Hitler en 1923, au début de sa carrière politique (orig : Hitler wie ihn Keiner kennt, Heinrich Hoffmann, 1932. Berlin: "Zeitgeschichte" Verlag.)
"Les hitlériens tenaient dans le plus profond mépris la morale dite bourgeoise. En privé, ils ne manquaient pas de s'en gausser, mais ils ne se privaient pourtant pas de l'utiliser avec un art consommé lorsqu'elle convenait à leurs fins. Or, de même que l'antisémitisme, la répugnance à l'égard des homosexuels existait dans de larges couches de la population allemande bien avant les premières manifestations du nazisme. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne avait connu une affirmation du mode de vie homosexuel tout à fait exceptionnelle à l'époque et qui, pour certains, sent encore le soufre aujourd'hui. (...) Devant ce phénomène, l'idéologie nazie ne se montra guère imaginative, elle puisa dans l'arsenal accumulé par les milieux les plus divers depuis le parti communiste jusqu'aux églises."

Texte : Réflexions et interrogations sur le massacre des homosexuels, Michel Vincineau (lire).

Photo : Adolf Hitler, photographié lors d'un voyage en train, avant son accession au pouvoir. (orig : Hitler wie ihn Keiner kennt, Heinrich Hoffmann, 1932. Berlin: "Zeitgeschichte" Verlag.)